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Ménhirs et dolmens


MenhirLes Causses du Quercy
présentent un héritage mégalithique important, tant au niveau régional que national. Les caractéristiques de leur construction témoignent par ailleurs d’une culture préhistorique locale propre au Quercy.

Le Lot est le 3e département pour le nombre de dolmens (après l’Aveyron et la Bretagne).  Plus de 500 ont été érigés entre l’an 2500 et l’an 1500 avant JC et il reste environ une dizaine de menhirs de 1,50 à 3.55m.  De nombreux  dolmens sont localisés sur les causses de Gramat même si certains ont été détruits par la culture ou ont fait l’objet de pillages.  On peut observer une carrière dolménique à Livernon.  Elle repose aux pieds de la Pierre Martine.

Le terrain est formé de dépôts de couches horizontales plus ou moins épaisses affleurant le sol.  Ces couches de calcaire sont souvent séparées les unes des autres par des sillons creusés par l’écoulement de l’eau de pluie ce qui favorise leur séparation.

Gouffre de CabouyPays d’igues, de gouffres et de résurgences, le Lot est un véritable labyrinthe de poches d’eau et de rivières souterraines.  Le réseau souterrain est très actif.  Les dolmens sont érigés sur des courants d’eau pour favoriser l’énergie, en hauteur des pechs pour mieux observer la course du soleil.  L’entrée du dolmen quercynois se trouve à  l’est et le chevet à l’ouest.

LES MENHIRS -  « men » = pierre et « hir » = longue

Photo du Menhir de Bélinac (près de Livernon) le plus grand menhir du Lot 3,55mLes menhirs sont des pierres brutes érigées sur les plateaux calcaires.  Ils ont été souvent utilisés pour construire des dolmens mais étaient très souvent érigés près d’un ensemble de dolmens. Ils servaient de repères astronomiques.  Beaucoup d’autres sont construits sur les côtes comme repères terrestres pour les marins.  D’autres servaient de bornes-frontières indiquant la limite et le passage d’une région à une autre. Les menhirs lotois n’ont ni forme régulière ni sculpture.

Certains menhirs seraient des monuments religieux se reportant à des divinités et certaines légendes attribueraient aux menhirs la protection et autres bienfaits d’où la volonté de Henri de Briqueville de la Luzerne (évêque de Cahors de 1693 à 1744) de les faire détruire.  Il voulait faire disparaître les traditions païennes. 

Situé près de Livernon, le Ménhir de Bélinac est le plus grand du Lot.  Ce  ménhir dalle est constitué d’une plaque calcaire de 3.55m et caractérisé par une base de forme quadrilatère dressée sur la plus large extrémité.

 

Taille des dalles :  C’est à la force de l’homme que les énormes blocs de pierre ont été extraits du sol.  Mais les légendes  racontent qu’il y eut l’aide des géants, sorciers, fées et lutins.

Pour extraire les blocs, des lances de roc étaient taillées, ces percuteurs étaient enfoncés dans les fissures naturelles jusqu’à pulvériser la pierre et y creuser une cavité.  Dans la cavité obtenue, on y introduisait des coins de bois, on arrosait  pour faire gonfler et ainsi on y extrayait des blocs de la carrière.

Transport des dalles :  Une grande main d’œuvre était nécessaire pour acheminer les dalles où devait être érigé le mégalithe,.  Afin de faciliter la tâche il est possible qu’une voie pierrée fut construite et recouverte de 2 rails (troncs de chêne équarris).  A l’aide de leviers en bois, la dalle était soulevée sur des rouleaux de sapin.  Une traction sur des cordages enveloppant la pierre permettait de faire avancer les immenses blocs en les faisant rouler sur les rondins jusqu’au point déterminé. La force de traction d’un homme était égale à 100kg pour un bloc avançant sur un rouleau donc ... un menhir égalant à 40 tonnes, il fallait donc 400 hommes pour le déplacer.

Calages des menhirs :  le monolithe était basculé dans un fossé creusé au préalable, de façon à former une muraille verticale.  Des pierres de calages remplissaient le fossé ainsi on assurait la verticalité du monument.

" LES DOLMENS  -  « dol » =  table et « men » =  pierre

Les dolmens abondent dans le Quercy oriental.  On peut y extraire facilement les dalles et la population est plus importante donc une main d’œuvre suffisante pour les ériger.   Dans le Lot, le quart des dolmens sont situés sur les hauteurs, les « pech » dit « lieux dominants ».

Isolés ou regroupés, les dolmens ont une ou plusieurs chambres de forme à peu près rectangulaire. Elles sont construites et utilisées pendant environ 1 millénaire (de 2500 ans à 1500 ans avant JC).  La chambre sépulcrale était d’abord réservée à une certaine élite sociale tels que des chefs, des héros, des ancêtres.  Puis vinrent des sépultures collectives où on y enterrait jusqu’à une vingtaine de personnes (hommes, femmes, enfants).  Certains recevaient des cadavres, d’autres que des crânes ou encore des squelettes.  

Outre la fonction de sépultures, les dolmens étaient des lieux de culte ou s’accomplissaient des rituels destinés à relier les vivants aux puissances divinesou encore des rituels de guérisons.  Certaines tables dolméniques présentent des cavités naturelles ou souvent taillées appelées « cupules ».  Celles-ci étaient prolongées par des rigoles et on y recueillait l’eau de pluie.  Les hommes préhistoriques la buvaient en guise de remède ;  On y faisait également infuser des plantes pour soigner diverses affections : rhumatisme, maladies de peau, rachitisme, maladies infantiles, stérilité, fièvre, lumbago.  Chacune avait ses vertus.

Dolmen de la Pierre Martine

La table mesure plus de 7m de long pour environ 2.30m de largeur moyenne  et pèse env. 20 tonnes. Posée en porte-à-faux sur des dalles latérales  d’environ 5m, on pouvait la faire pivoter de la main !

Pour dresser les pierres constituant les supports des tables, la technique était la même que pour le calage des menhirs.  Pour déplacer les dalles servant de tables aux dolmens, le processus était identique aux menhirs.

Positionner une table sur ses supports : 2 procédés selon la taille.

Quand la table était très lourde:  on mettait d’abord en place des supports.  Après calage, on remplissait de cailloux et de terre, l’espace se trouvant entre eux et de chaque coté de ces derniers de façon à former un tertre descendant en plan incliné du coté où se trouvait les dalles qui devraient former la table du dolmen.  Une fois la dalle redue au dessus des supports, on mettrait le feu aux rondins et aux arbres ayant servi de chemin de roulement ; après leur combustion, la table reposait sur ses supports sans intervention humaine.  Il ne restait plus qu’à détruire le tertre et à déblayer l’intérieur du dolmen.

Si les dolmens étaient de petite taille, les dalles les recouvrant avaient un poids maniable et n’avaient que 2 supports.  Ils étaient glissés sous la table ;  parallèlement à elle et débordant de chaque coté d’une fosse creusée auparavant.  La table était soulevée à l’aide de rouleaux de bois et les montants du dolmen basculaient dans les fosses.  Les montants dressés étaient alors télés et recevaient la table y reposant dessous, stable par sa seule pesanteur.

Différents aspects de dolmens et accessibles pour observation :

  • Livernon : la carrière de dalles et la Pierre Martine
  • Issendolus :  la pierre levée
  • Miers :  dolmen de la Pierre Levée sous  tumulus, dolmen de Barrières, dolmen de Peyrebru
  • Carennac :  Igues de magnagues situé à 500m des gouffres
  • Alvignac :  dolmens du Pech entoures de 2 gouffres à 50et 80m des mégalithes
  • Montvalent :  dolmen Berthe Soubrome à 600m du gouffre de Roque de Cor
  • Padirac :  gouffre entouré de nombreux  dolmens

 

Sur la route de la Pannonie vers Rocamadour… le dolmen de Magès appelé aussi Pierre Levée de la Pannonie est érigé sur le point culminant d’une crête située entre la vallée de l’Ouyssse et une profonde doline ;  de plus il est construit en face d’un Cloup (le Cloup de Magès) grande dépression circulaire située à une centaine de mètres de l’autre côté de la route.  Dolmen à vestibule symbolique car il est situé dans le prolongement des orthostates.  Il n’a pas de dalle de couverture, c’est la table du dolmen qui le recouvre (classé monument historique en 1971) 

LES TUMULUS – appelé « cairou » (en breton « cairu « )

Les tumulus étaient recouverts de pierres et de terre formant un tertre.  Certains pouvaient atteindre un diamètre de 15 à 20m. Ils ont l’aspect de buttes fréquemment recouvertes de végétation et se fondant dans la nature.  Ils sont difficiles à distinguer dans le paysage et passent très souvent inaperçus.

Miers dolmen pierre leveeLe dolmen sous tumulus servait à l’invitation du chaman.  Certains n’ont jamais reçu d’ossements et ils étaient considérés comme temples.  D’autres servaient  de centres de cérémonies, la table mégalithique faisant office d’autel.  Les tumulus abritaient généralement une ou plusieurs sépultures indépendantes les unes des autres.

Les hommes préhistoriques construisaient d’impressionnants monuments :  dalles plantées dressées presque parallèlement, enfoncées dans la terre à environ 1m ou 1.20 de distance les unes des autres.  Elles étaient recouvertes d’une ou plusieurs autres dalles horizontales absolument brutes.  Deux dalles plus petites étaient placées l’une au fond du dolmen (dalle de chevet) et l’autre à l’entrée servait à le fermer (dalle de fermeture). 

Trois fonctions :  protéger les corps inhumés des prédateurs, préserver les squelettes car l’air ne pénétrait pas à l’intérieur de la tombe, et permettre la mise en place de l’imposante dalle de couverture lors de la construction initiale.

Tumulus de Gramat

Le plus bel exemple est l’énorme tumulus du champs de course de Gramat (180m de circonférence et 12m de hauteur).  A noter également celui du dolmen du Pech de Grammont érigé sur un tumulus ovale.

Aux Volets Blancs - 34 Avenue Louis Mazet - 46500 GRAMAT - tel. +33(5) 65 33 70 96 - Port. +33(6) 60 32 83 19  logo wifi