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PUITS, FONTAINES et LAVOIRS

Compte tenu de la sécheresse et des précipitations irrégulières, la construction de puits devient de première nécessité tant pour l'espace domestique que l'exploitation agricole. Chaque village ou chaque petite ferme possède son puits; c'était même une façon d'afficher la richesse de leur propriétaire. Dans certaines grandes propriétés, le puits était couvert rappelant la forme d'une cazelle : construit avec des blocs de calcaire (parfois sculptés) et coiffé d'une coupole de pierre.

Puits

Il sera caractérisé selon la proximité de la ressource. Alimenté par une source souterraine, c'est la profondeur qui déterminera son mode de fonctionnement : à balancier pour l'eau en surface et pour plus profond, le puits traditionnel qui au moyen d'un treuil, remonte le seau pour laisser écouler l'eau dans un bac contigu au puits. On retrouvera le puits à manège à proximité de grands cours d'eau.

Puits levier Puits à manège

 

Mais dans le Causse où l'eau se fait plus rare, on retrouve des puits-citernes. Les eaux pluviales sont récupérées des toitures et acheminées dans les réservoirs de pierre à l'abri des intempéries parfois même sous forme de cazelles. De très belles citernes sont adossées à la falaise de Rocamadour. Cette pratique date du Moyen-Age... le XXIe siècle n'a rien inventé !

La fontaine désigne une eau vive qui sort de la terre pour se répandre à la surface du sol. La plupart du temps, elle était dissimulée dans un muret de pierre sèche ou sous une voûte de pierre et protégée par une dalle. A peine visible et cachée par les herbes, les bergers entretenaient avec soin ce bien si précieux. L'eau potable sera puisée à l'aide de cruches. Le trop plein se déversera dans un petit réservoir, un « laquet » ; l'eau sera destinée aux animaux et à divers usages de la ferme. Il incombait aux enfants d'aller au point d'eau. Equipé d'un palan et lesté d'un seau de chaque côté ou encore portant une lourde poterie sur la tête, la tâche était rude et faisait partie des corvées quotidiennes.

Fontaine

L'arrivée de l'eau dans les intérieurs domestiques est tardive. La fontaine du village joue un rôle important jusqu'au milieu du XXe siècle.

 

Les lavoirs apparaissent dès le XVIIIe siècle mais c'est surtout au siècle suivant qu'ils connaîtront leur plein essor, sans doute à partir de 1851, date à laquelle une loi accorde une subvention jusqu'à concurrence de 30% des frais de construction. C'est la période de l'âge d'or des campagnes quercynoises. Dans un village et les hameaux voisins c'est un lieu de rencontre et de conversation. La lessive est un travail long et pénible et ce sont les femmes qui se chargent de cette corvée. C'est aussi un espace social où s'échangeaient toutes les nouvelles de la commune.

Construits au ras du sol, ils sont le plus souvent alimentés par une source d'eau pure. Véritables bijoux architecturaux, ils faisaient l'objet d'une concurrence entre les habitants de la commune. Il s'agit de bâtir un édifice le plus fonctionnel possible mais témoignant néanmoins du bon goût et de la richesse visible des constructeurs.

Lavoir Lavoir

 

Abrités sous une toiture à double pente, les lavoirs sont alimentés en amont par un petit bassin souvent circulaire et munie d'une écluse verticale pour disposer d'une réserve d'eau claire. Ils sont organisés autour d'une cuve souvent ovale aux bordures biseautées qui permettait de frotter et de battre le linge et sont recouverts d'une toiture de tuiles brunes à double pente pour se protéger des intempéries.

Aux Volets Blancs - 34 Avenue Louis Mazet - 46500 GRAMAT - tel. +33(5) 65 33 70 96 - Port. +33(6) 60 32 83 19  logo wifi