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Les Calvaires

Indissociable du paysage quercynois, on retrouve un nombre impressionnant de croix sur les Causses de Gramat.

Col de Mages

BioLes croix sont pour la plupart de pierre. Cela s’explique par la profusion de matière première, un calcaire de qualité et facile à manier.  Elle est presque toujours gravée comportant un décor en relief. Elles sont datées à partir de 1815 jusqu’au début du XXe siècle mais il est difficile de déterminer l’époque à laquelle elles ont été érigées. Les dates apparaissant sur les croix correspondent très souvent à une visite d’un haut personnage, à une fête religieuse mais aussi à la suite d’une restauration.

A la révolution, de nombreuses croix beaucoup plus anciennes (XVIIe) ont été détruites toutefois certaines ont été répertoriées, entre autres, celle de Bio datée de 1607 et celle de Montfaucon datée de 1619. Puis l’Eglise Catholique rechristianise les campagnes; envoyés par les évêques, les missionnaires restaurent l’unité des fidèles et récoltent des fonds. Censées protéger toute la paroisse, on élevait des croix à l’entrée du village ou du hameau.

Certaines étaient destinées aux voyageurs à la croisée des chemins ou encore celles-ci signalaient des dangers tels que les igues (gouffres) mais on les retrouvait également sur les places ou encore au centre des cimetières. Cette pratique faisait l’objet de processions régulières réunissant toute la population pour des actions de prière ou lors des fêtes votives (jour de fête du saint patron de l’église).

Le titulus (I.N.R.I.)

On retrouve le titulus I.N.R.I. sur la partie supérieure de la croix. L’inscription signifie Iesus Nazarenus Rex Judaeorum (Jésus de Nazareth roi des Juifs). Il arrive que le titulus soit incomplet ou à peine ébauché, le tailleur de pierre ne sachant souvent ni lire ni écrire.

Le monogramme du Christ (IHS)

L’inscription IHS signifie Iesus Hominum Salvator (Jésus Sauveur des Hommes). Le H est parfois surmonté d’une petite croix; il est parfois représenté seul, le I et le S étant oubliés.

Le monogramme peut être associé au titulus. Il est alors tracé le plus souvent au centre du croisillon et se substitue à l’image du Christ. Comme le titulus, le monogramme fait son apparition sur les croix quercynoises au XVIIe siècle.

RudelleLe monogramme de la Vierge

Il se compose des lettres M et A, séparées ou entrelacées. Seul ou associé au monogramme du Christ, il est très peu utilisé : Rocamadour (1762), Carennac (1861). Une croix de Rudelle (1692) porte sur la traverse l’inscription Marie en toutes lettres.

Noms et initiales

Parfois on retrouve le nom, ou le nom et le prénom du donateur, c’est-à-dire de la personne qui a fait exécuter la croix. Le donateur peut être le maçon ou le tailleur de pierre lui-même qui mentionne parfois sa profession.  Très souvent plusieurs donateurs sont représentés par leurs initiales.

Inscriptions diverses

En dehors des mentions rappelant qu’une croix a été érigée à l’occasion d’une mission ou d’un jubilé, on relève certaines inscriptions pieuses:  Je vous salue ô croix notre espérance (Issendolus)

Les longues inscriptions sont rares en raison de la petite surface. Peut-être aussi parce que beaucoup de tailleurs de pierre, illettrés, éprouvaient des difficultés à graver un texte, même avec un modèle. Certaines inscriptions sont d’ailleurs absolument indéchiffrables.

Les très rares croix commémorant un fait divers (crime ou accident), toutes du XIXe siècle, portent rarement une épitaphe. Celle-ci figure généralement sur le socle, mais on peut citer quelques exceptions :

Croix d'Hélène

  • A Loubressac, sur la face de la "Croix d’Hélène"  on peut lire : A la mémoire d’Hélène Bombezy  morte martyre en ce lieu en 1844.

 

Iconographie

Le Christ est l’image emblématique qui figure sur de nombreuses croix.

La Vierge est seule ou portant l’enfant Jésus, elle apparaît sur plusieurs calvaires, au dos de la croix, faisant pendant au Christ représenté sur l’autre face (Montvalent, Prangères, cne de Gramat).

Symboles religieux

Issendolus

La croix est le signe le plus simple. L’ostensoir est le motif symbolique le plus répandu. Il apparaît vers 1740. On le voit au centre de la croix, à la place du Christ, ou sur le fût. Son dessin varie selon l’habileté du lapicide. L’image de l’ostensoir, du calice et du ciboire paraissent en relation avec le renouveau de la dévotion au Saint-Sacrement. Les chandeliers encadrent une croix ou un ostensoir.

Le cœur est un motif assez fréquent. Il est quelquefois dessiné renversé, la pointe en haut, sans que ce détail ait une signification particulière. Sur les croix il est considéré comme le symbole de l’amour de Dieu ou la marque de la dévotion au Sacré-Cœur. Celle-ci connut un large développement à partir du XVIIe siècle. Le cœur se rencontre seul, accompagné d’un ou deux autres cœurs, ou encore associé à d’autres motifs.

Les instruments de la Passion ont  la faveur des lapicides expérimentés. Il peut s’agir d’un seul élément, comme par exemple la couronne d’épines schématisée, ordinairement au centre du croisillon, par un cercle simple, double ou torsadé.

Motifs végétaux / Autres motifs

Rosaces diverses, fleurs à six pétales, rameaux, fleurs de lis, gerbe de blé.  L’exemple le plus remarquable est une croix de Ginouillac (1826) dont la face est entièrement décorée de branches feuillues.

Des motifs variés à connotation symbolique ou purement décoratifs sont représentés :  des motifs circulaires (cercles simples ou concentriques, rouelles), la spirale, le triangle, emblème de la Trinité, la tiare et les clés, symboles du Saint-Siège. Il faut ajouter à cette énumération le motif de la "virgule". A Padirac, ce sont quatre virgules assemblées par la pointe qui forment une figure communément appelée la "croix basque".

Aux Volets Blancs - 34 Avenue Louis Mazet - 46500 GRAMAT - tel. +33(5) 65 33 70 96 - Port. +33(6) 60 32 83 19  logo wifi