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EGLISES, CATHÉDRALES et CLOITRES

Tympans et mise en tombeau

A la fin du IIIe et au IVe siècle, le christianisme devient la religion dominante. Des églises s'élèvent, et au cours des siècles, le christianisme se charge d'institutions : les paroisses, les dévotions et pèlerinages, les ordres religieux. Il s'imposera dans les écoles, les universités, corporations et syndicats. Il engendrera des chefs-d'oeuvre dans tous les arts, architecture, sculpture, peinture, musique.

A l'origine, les églises rurales ressemblaient à des granges rectangulaires. Elles ont, plus tard, acquis leur forme définitive, caractéristique de l'art Roman: une nef unique prolongée par un chœur, plus étroit, à chevet rectangulaire ou à abside demi-circulaire (en cul de four). Des voûtements en berceau, plein cintre, sont venus remplacer la charpente visible, et le plan simple de l'édifice originel a été ensuite modifié par l'adjonction de chapelles latérales, de transept, de porche, et de clocher.

Les églises fortifiées

Eglise Fortifiée de RudelleL'état de guerre perpétuelle impose la création d'églises fortifiées. Trop pauvre pour bâtir un château fort, le peuple fortifie les églises. Située dans la baronnie des Cardaillac, le fort-église Saint-Martial de Rudelle en est un très bel exemple. Initialement construite au XIIIe siècle, Rudelle se fortifie pendant la Guerre de Cent Ans et devient l'unique dispositif défensif.

Véritable forteresse, elle présente un clocher-donjon, chemin de ronde, tours crénelées et archères... u en étant utilisée comme sanctuaire. En 1471, Astorg de Cardaillac, seigneur de Lacapelle-Marival, abandonne aux habitants sa tour de Rudelle et très certainement l'église. Ceux-ci pourront s'y réfugier et y déposer leurs biens. En retour, ils seront tenus de la garder et de la réparer.

- > Située à 15km de Gramat, direction Figeac

Eglise Saint-Maur de Martel

Partie intégrante du système défensif, l'église présente une allure de forteresse. Le clocher-porche est une véritable tour de défense. Le chevet est surmonté de chambres de guet et sa baie est défendue par une bretèche. 

Construit en deux campagnes (XIVème puis fin XVème siècle), l'édifice est de style gothique méridional avec sa nef unique bordée de chapelles et ses voûtes à liernes et tiercerons

Eglise St MAUR Eglise Saint-Maur de Martel

Le XIe siècle voit apparaître les églises à coupoles.

L'art roman quercynois présente de nombreuses similitudes avec son voisin périgourdain: même plan simple, même utilisation de la coupole, même matériau : le calcaire. Les églises du Quercy sont plus riches en décoration sculptée illustrant l'influence de Moissac et de l'école languedocienne. Des ateliers de cette école – puisant leur inspiration dans l'art byzantin, les enluminures et l'Antiquité – sortirent de remarquables portails sculptés qui comptent parmi les plus beaux réalisés à cette époque.

 Abbatiale de Sainte Marie de Souillac

Les églises à coupoles

<- Abbatiale de Sainte-Marie de Souillac

 

Cathédrale Saint-Etienne de Cahors ->

 Cahors cathedrale

 

L'église Sainte-Marie de Souillac actuelle a été construite entre 1075 et 1150. Elle remplace une église du IXe siècle dont il ne reste que la tour-porche haute de 25m. Après une phase de prospérité, un premier déclin intervient durant la Guerre de Cent Ans. L'abbaye est fortifiée durant cette période et sera achevée au milieu du XIIe siècle. Au XVIe siècle elle subira un second déclin suite à la Guerre des Religions.

En 1803, l'abbatiale devient église paroissiale. Elle sera classée en 1841 et son transept sera alors surélevé. Avec sa nef à trois coupoles couvertes de lauzes et surmontées d'un lanternon, elle mélange les influences romanes et byzantines. A double travée, elle est longue de 55m et haute de 33m. Un véritable joyau de l'architecture romane.

La cathédrale Saint Etienne de Cahors

Entreprise sur l'initiative de Géraud de Cardaillac à la fin du XIè siècle, la cathédrale de Cahors garde de ses origines romanes sa pierre calcaire et sa nef d'une largeur exceptionnelle coiffée de deux vastes coupoles recouvertes d'ardoises. Mais la plus vaste des églises en coupole du Sud-Ouest a subi plusieurs modifications qui en font un monument composite. Le portail sud remonte à 1119. Le portail nord, exécuté en 1135, richement ouvragé, s'apparente à l'école languedocienne. La façade ouest de style gothique, construite en grès beige au début du XIVè siècle, lui donne une allure de forteresse qui contraste avec le reste de l'édifice. Le cloître, bâti en 1509, est un pur chef d'œuvre gothique flamboyant.

LES CLOITRES

Le Cloître de l'église Saint-Pierre de Carennac

est le lieu de méditation pour les moines. Il se compose de deux parties d'époques différentes: la partie attenante à l'église romane avec ses baies géminées date du XII° siècle. Les trois autres galeries furent reconstruites en style gothique flamboyant au XV° siècle. Chaque galerie est ouverte par des baies à remplages. On y trouve la salle capitulaire, où se réunissaient les moines, qui a été remaniée à plusieurs époques, avant de servir de citerne pendant près de deux siècles. 

Cloitre de Carennac Cloitre Cloitre

 

Le Cloître de la Cathédrale Saint-Étienne de Cahors

Edifié en 1504 par l'évêque Antoine de Luzech, ce cloître est de style gothique flamboyant. Les sculptures profanes représentant des coquillards, des buveurs, des musiciens, un architecte au travail, ont peut-être été copiées sur celles de Cadouin. Sur une pierre carrée deux pèlerins se disputent, l'un tenant une coquille

Cloître de l Eglise St Etienne CahorsSur le côté ouest,la chapelle Saint Gaubert, dont la voûte est ornée de peintures de la Renaissance italienne et les murs, de fresques du xve siècle représentant l'enfer et le Jugement dernier ; il abrite un musée d'art sacré. Des vêtements sacerdotaux et les portraits de 93 évêques de Cahors y sont exposés. 

 

LE TYMPAN

Le tympan est une pièce de remplissage d'une voûte, en plein cintre ou en arc brisé, souvent utilisé pour présenter un haut-relief dans les églises d'architecture romane ou gothique.

L'hiératisme des personnages, le caractère irréaliste de certaines postures et du traitement des drapés, le manque de liberté des figures par rapport au cadre sont des traits caractéristiques de la sculpture romane..

Le tympan

apparaît dans la 1ère décennie du XIIe siècle.

Il représente généralement le jugement dernier.

 Tympan de l'église de Carennac

Carennac

Le tympan repose latéralement sur un faisceau de quatre colonnes faisant office de trumeau

 Tympan de l'église de Carennac

 

L'art roman quercynois se caractérisera par sa richesse en décoration sculptée illustrant l'influence de Moissac et de l'école languedocienne. Cette dernière est l'une des plus anciennes écoles. Elle est remarquable par la délicatesse d'exécution et la compréhension du rôle de la sculpture dans l'architecture.

Tympan de Martel

Situé à Martel, le tympan de l’Eglise de Saint Maure date du milieu XIIe siècle.

On y observe le Christ trônant au centre d’un Jugement dernier.

 

LA MISE EN TOMBEAU

Le thème de la mise au tombeau, très répandu en France et en Europe de l'ouest, est la dernière manifestation de l'art religieux du Moyen-Age. C'est un ensemble statuaire nouveau qui marque une sensibilité nouvelle dans la décoration et l'ornementation des lieux sacrés.

Il est né du développement du culte de la passion, après que les croisades et les pèlerinages en terre sainte eurent apporté une meilleure connaissance de la vie terrestre du Christ et des lieux saints; mais aussi de la masse des souffrances endurées pendant une période particulièrement difficile et la nécessité de recourir à une consolation spirituelle face à la misère du temps.

La mise au Tombeau de l'église Saint-Pierre de Carennac date de la fin du XVe siècle. Au centre se trouve la Vierge Marie qui pleure, soutenue par Saint Jean, Marie, épouse de Cléophas, Marie-Salomé et Marie-Madeleine. Le Christ, dont le visage est empreint de douceur, est étendu sur une table de pierre. Le linceul est soutenu par Joseph d'Arimathie, à droite, et Nicodème, à gauche, les deux disciples qui détachèrent de la Croix le corps du Christ et l'ensevelirent. Une œuvre exceptionnelle de réalisme.

Mise en tombeau

La salle capitulaire où se trouve la mise en tombeau, a récemment été restaurée.

De grandeur naturelle, elle est impressionnante par la douloureuse expression des personnages.

Des bas-reliefs du XV° siècle représentent la Passion du Christ ->

Bas reliefs

Aux Volets Blancs - 34 Avenue Louis Mazet - 46500 GRAMAT - tel. +33(5) 65 33 70 96 - Port. +33(6) 60 32 83 19  logo wifi